En attendant la circulaire : Ce qu’il faut savoir
15 novembre 2019
Legislative and parliamentary elections : WCPDM National Executive eases women’s task
15 novembre 2019
Voir plus

A vos marques…

Avec la convocation du corps électoral le 10 novembre 2019 par le Président de la République, c’est donc la fin des supputations et des incertitudes. Le double scrutin législatif et municipal aura lieu le 09 février prochain, avec déjà, une grande certitude : la qualité et le niveau des préparatifs pour le RDPC devraient être des plus pointus. La qualité des hommes et la pertinence des arguments venants compléter le dispositif et l’objectivité des choix à opérer.

De ce rendez-vous tant attendu par des milliers de militants qui n’ont pour ambition que de servir le parti et de mettre en pratique son projet de société sur le terrain, l’enthousiasme est déjà très perceptible. L’effervescence aussi bien au siège du Parti que de ses démembrements sur le terrain peut donc s’expliquer par cette volonté pour chacun d’être un acteur important pour le parti, sa localité ou la nation toute entière.

Mais de la coupe aux lèvres, il y a bien un gros effort que chacun devrait pourtant faire. Il s’agit notamment du respect des normes et de la discipline du Parti. Si les règles sont attendues à travers les circulaires et directives du Parti et le cheminement est passablement connu et public, (car au-delà de la sélection de ses propres représentants aux différents scrutins, c’est l’Etat à travers ses structures institutionnelles qui organise les élections) chacun est tenu au strict respect des normes et procédures établies. Il y va des pièces et documents réglementaires à fournir, des régimes particuliers à respecter et des conditions d’éligibilité à suivre.

S’agissant de la discipline du Parti, elle est impérative. C’est le socle de toute organisation sérieuse qui a l’ambition de remporter des victoires dans un contexte aussi concurrentiel et aussi incertain. C’est conscient des enjeux et des réalités du moment que la hiérarchie éditera des règles communes et équitables pour tous pour la sélection de ses mandataires aux différents scrutins, avec pour seule ambition de placer en compétition ses meilleurs atouts humains face à la rude adversité qui s’annonce. Parce que la hiérarchie a le plus grand souci pour l’intérêt du Parti et de ses militants, elle va s’atteler à mettre en place une stratégie gagnante à travers une sélection rigoureuse d’une équipe des femmes et des hommes aux compétences avérées et à l’expérience éprouvée, mais sur des critères de transparence, de responsabilités et probité.

Mais la hiérarchie est aussi consciente qu’aucun critère, aussi rationnel et rigoureux soit-il, ne saurait emporter l’adhésion complète et totale de tous les militants, les choix, dit-on, étant toujours discriminatoires. C’est pourquoi il sera fait appel à l’esprit de famille, de dialogue, de compréhension et d’acceptation mutuelle. Il s’agira, pour les uns et les autres, de privilégier l’intérêt supérieur du Parti, de domestiquer les égos et les ambitions personnels au profit du groupe, convaincus que seule la victoire finale du RDPC est importante. Il y a donc un incontournable consensus à accepter pour la confection des listes des candidats du Parti.

Le consensus qui est une dimension essentielle de la démocratie africaine, repose avant tout sur l’unanimité et des accords tacites ou explicites sur des points ou des objectifs précis à atteindre. La recherche des consensus repose sur le consentement global que le but recherché soit préalablement défini, que des voix les plus diverses soient explorées à travers des débat, l’identification préalable des points de blocage et de divergence, et, enfin, le choix d’un compromis acceptable pour tous. Sur la forme comme sur le fond, il est nécessaire que des accords se fassent, en fonction des impératifs et des compositions sociologiques du terrain, en tenant compte des exigences du code électoral, et des impératifs de la cohésion sociale telle que organisée par les textes de base du Parti. Le consensus doit être pensé et construit en fonction du contexte, sur la base de la confiance et du compromis. Pour cela, la hiérarchie n’a pas nécessairement besoin d’imposer une ligne de conduite s’agissant de la recherche consensus sur le terrain. Seuls la bonne foi et le Fair Play compteront. Ce compromis militant devrait se dégager lui-même, sur la base des critères précis et d’une entente tacite des militants qui, à l’occasion, pourraient aussi bien faire des suggestions utiles et constructives à la hiérarchie, à travers les démembrements départementaux et régionaux. Les arbitrages aux niveaux supérieurs seraient donc ainsi de simples correctifs qui viendraient conforter une dynamique initiée à la base.

En attendant les directives qui vont encadrer tout le processus électoral au niveau du RDPC, chacun à son niveau, devrait s’activer sur la victoire pour donner une majorité confortable aussi bien au Parlement que dans les exécutifs communaux, pour la poursuite harmonieuse des projets du septennat des grandes opportunités.

Par Benjamin Lipawing